Mardi : le Coudon sous ciel couvert
Ce matin, 7 h 45 : encore une fois réveillés par monsieur Cocorico, le coq du voisin (on va finir par le tuer celui-là. Il avait déjà chanté trois fois à 4 h 57 - dixit Gérard - et il ose remettre ça le matin).
Ouverture des volets : mais c’est quoi ce temps pourri ? Bon, il ne pleut pas mais le ciel est bien nuageux et la température fraîche. Rien à voir avec la météo parfaite d’hier.
Qu’importe la bande à Benoît ne se laisse pas impressionner par ces défaillances météorologiques (la bande de Greg non plus d’ailleurs !) et tous partent gaiement escalader les belles falaises du Coudon. Après une marche d’approche sur un chemin très escarpé, on arrive sur un secteur qui nous offre la possibilité de faire des grandes voies (plusieurs longueurs). Pour les autres, leur marche d’approche est une descente et leur secteur offre de très longues voies (de 20 à 35 m).
Françoise, Nico et Sébastien se lancent alors dans l’ascension de deux d’entre elles cotées aux alentours de 5b/5c. Seulement 2 longueurs mais une hauteur approchant les 70 m. Ses grandes voies nous auront occupées toute la matinée suite à quelques problèmes rencontrés au niveau du rappel et des nœuds dans la corde… Hein, Françoise !
Greg, de son côté, après avoir joué les sauveteurs (on peut vous affirmer que cela donne de suite une autre dimension aux aspects sécurité qu’il nous enseigne), fait réviser les manœuvres et installe les premières cordes à des hauteurs correctes dirons-nous (15 m maxi).
L’après-midi, les « Benoît » changent de secteur : ils vont attaquer des voies un peu plus dures, des voies magnifiques et très techniques entre dalles, légers dévers et dièdres, il y en avait pour tous les goûts.
On notera en particulier la performance de Seb (eh oui, encore) qui a aisément (?) sorti un 7a : « Je suis content, c’est le 15ème 7a que je sors » nous sort-il d’un air dégagé. Oui, eh bien moi, j’en ai fait 0.
Marc, quant à lui, a enchaîné un 6b+ difficile qui a résisté à Nico et Françoise.
Une fois les premiers passés, l’émulation faisant son effet au sein du groupe, les « Greg » vont squatter toutes les grandes longueurs de leur secteur (on se serait cru au supermarché où il faut un ticket pour prendre son tour) et n’en reviennent pas d’être capables d’aller si haut (35 m) ! Certains occuperont leur temps mort à la fabrication de jardins japonais. Ils montreront aussi à Cécile qu’ils savent parfaitement faire leur manœuvre. Bref, ils sont prêts pour attaquer du plus sérieux encore dès demain.
Même si aujourd’hui, le soleil n’était pas au rendez-vous, nous aurons passé une très bonne journée, sauf pour la pauvre Marine qui s’est réveillée ce matin le visage tout gonflé : elle a fait une allergie au soleil. Cécile et elle attendront le médecin. A quasiment midi, elles rejoindront l’autre groupe et Marine grimpera avec eux. Ce soir, son visage faisait plaisir à voir et consciente qu’elle ne devait pas forcer aujourd’hui, elle ne semblait pas trop déçue ; le parfum de la polaire de Greg y ait sûrement pour beaucoup !
Ah oui, j’oubliais aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres, c’est l’anniversaire de Greg ! Il fallait bien fêter ça : on lui offre une paire de tongues et on lui fait souffler ses bougies sur deux petites tartelettes à la framboise (achetées en vitesse après la journée d’escalade). « Merci ! Je suis tout émoustillé ! », s’exclame-t-il.
En attendant demain.
Brigitte.
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